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Actuellement,
dans le discours scientifique, lorsqu'on dit qu'une maladie est "génétique"
cela signifie simplement que l'on a identifié un ou plusieurs gènes
impliqués dans la maladie. Mais que signifie "impliqués" ? En fait, dans la plupart des maladies génétiques, non seulement le rôle joué par les gènes reste parfaitement inconnu, mais la même anomalie génétique peut conduire à des tableaux cliniques très différents. Aucun scientifique n'est aujourd'hui en mesure : 1/
D'expliquer
les raisons qui conduisent un gène à se modifier (il lui
faut un "ordre" : d'où vient-il ?) Qu'apporte la psychanalyse ? Elle propose un autre angle d'observation : 1/ L'analyse permet en général d'identifier des causes spécifiques, et de comprendre qu'en effet le vase ne tombe jamais seul (même avec un pied de table plus court, il faut au moins un, voire plusieurs autre(s) facteur(s) : la table peut par exemple être heurtée par inadvertance, ou encore le vase soumis à une force défavorable (un fort courant d'air par exemple), etc. Mais ces cofacteurs échappent nécessairement à ceux qui restent les yeux rivés sur les pieds de la table... 2/
C'est la puissance de la force exercée (sur la table ou directement
sur le vase) qui va conditionner la chute (ce qui signifie que
même si la table possède 4 pieds normaux, le vase n'est toujours
pas à l'abri d'une chute si aucun autre travail d'investigation
n'a été fait pour identifier les autres facteurs !). 3/ Elle permet d'identifier un facteur qui resterait à jamais inobservable sans l'analyse, à savoir la part de la névrose latente que la maladie a réveillée, ce qui peut entraîner une chronicisation ou un développement de nouveaux symptômes ou bien encore déclencher des maladies supplémentaires faute d'une bonne organisation psychosomatique générale. Par exemple, dans la maladie de Huntington - qui est une maladie incontestablement génétique - toutes les manifestations d'ordre psychopathologique surviennent dans un second temps et progressivement (dépression, troubles de la personnalité, etc.). On peut dire que c'est génétique, mais on peut aussi admettre avec bon sens qu'une telle maladie dégénérescente ne peut qu'agir sur l'humeur, réveiller des angoisses archaïques, perturber l'équilibre psychique et somatique. Notons que le sujet ne meurt pas de LA maladie, mais de complications annexes. Enfin,
entre un TOC - dont on dit aussi que c'est une maladie génétique
: comme toutes les autres ! - et une véritable maladie génétique
comme la chorée de Huntington, un univers les séparent !
il faut cesser définitivement les amalgames. Autre exemple de maladie génétique : la maladie de Duchenne L'espérance de vie des personnes atteintes de pathologies génétiques (comme la maladie de DUCHENNE, maladie neuromusculaire qui présente des tableaux cliniques très variés) a doublé, alors qu'aucun traitement n'existe pour la guérir. Les médecins considèrent que ce sont les traitements dits "freinatoires " qui permettent d'augmenter l'espérance de vie. Peut être. Mais alors, il faut aussi y ajouter toute la dimension fantasmatique sociale qui, dans son illusion de mieux comprendre - ou plutôt de maîtriser - la maladie (il y a aussi du bon dans les illusions), donne un espoir plus grand à la famille et au malade, ce dernier n'étant plus enfermé dans un cercueil avant sa mort, et pouvant vivre au milieu des siens et bien entendu, encore un aspect dont personne ne parle : on leur reconnaît aussi le droit d'avoir une sexualité normale, comme tout le monde Or cette chose "banale" (si banale qu'il ne faut surtout pas en parler dans le discours scientifique) peut aussi tout simplement aider un être humain à vivre plus longtemps. P.MENARD Pour en savoir plus :
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