Opératoire : La notion de "pensée opératoire" a été introduite par Pierre Marty et Michel de M'Uzan lors du XXIIIème Congrès des psychanalystes de langues romanes à Barcelone en 1962 et élargie à celle plus large de "vie opératoire". De tels patients sont exclusivement centrés sur l'activité événementielle, où les préoccupations concrètes dominent, ce qui correspond à une solution défensive contre le trauma. Contrairement à la conversion hystérique, les symptômes somatiques sont lésionnels, évolutifs, ils n'ont pas de sens symbolique, et mettent souvent en jeu le pronostic vital si aucun travail psychothérapique n'est entrepris.
u + de détails : Auteurs > P. Marty
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Le mot stress fut introduit vers 1936 par le physiologiste canadien d’origine hongroise, Hans Selye, dont les recherches conduiront à la notion de Syndrome Général d’Adaptation (SGA).
Ce chercheur était avant tout intéressé par les mécanismes physiologiques d’adaptation de l’organisme aux agressions diverses. Ses expériences consistaient à soumettre des rats à des situations stressantes variées (bruits, lumière, chaleur, froid, produits chimiques, déplacements, etc.), afin d’observer les modifications métaboliques qui en résultent. Il remarqua que tous ces facteurs de stress (appelés agents stresseurs), produisaient la même réaction physiologique. Ainsi le stress se définit comme étant la réponse non spécifique de l’organisme à toute demande spécifique qui lui est faite. Selon nous, ceci est surtout vrai lors des phases 1 (alarme) et 3 (épuisement), tandis que la phase 2 (résistance) présente des spécificités selon que l’on est un homme ou un rat. Lorsqu’un stress survient (au moment de son impact : phase 1 - alarme) la réaction physiologique de l’homme ne diffère guère de celle du rat. Les deux vont solliciter leur système neuro-végétatif, sécréter de l’adrénaline afin de mobiliser l’organisme et le préparer à réagir. Il s’agit là de fonctions réflexes archaïques, génétiquement déterminées, au service de l’autoconservation de l’individu. Mais si le rat ne peut réagir comme l’homme, l’homme peut réagir comme le rat. Devant un "stress" générateur d’angoisse insupportable, certains êtres humains ont adopté une stratégie défensive : fuir… la souffrance psychique ! C’est ici que nous retrouvons tous nos patients (opératoires, alexithymiques, etc.) qui, faute d’avoir pu intégrer une solution psychique adaptée, somatisent - souvent gravement - et ce jusqu’à épuisement… Pour en savoir plus : |
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